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Fonction publique : Signature de l'accord-cadre national sur l'usage de l'intelligence artificielle

Un accord-cadre national historique sur l’usage de l’intelligence artificielle dans la fonction publique a été formalisé entre l’État, les employeurs publics territoriaux et hospitaliers, et les organisations syndicales représentatives. Applicable à l’ensemble des 5,7 millions d’agents publics, ce texte fixe une doctrine juridique rigoureuse pour concilier la modernisation des services de l’État et la protection absolue des droits fondamentaux des agents et des administrés.

Primauté de la décision humaine et interdiction du profilage

L’accord-cadre pose des limites déontologiques et juridiques strictes quant au recours aux algorithmes dans l’appareil d’État :

  1. Décision administrative humaine exclusive : Aucune décision individuelle défavorable à un citoyen (octroi de prestations sociales, permis de construire, sanctions administratives) ne peut être prise de manière exclusivement automatisée. L’intervention d’un agent public doté d’un réel pouvoir d’appréciation reste obligatoire.
  2. Interdiction de l’évaluation algorithmique des agents : L’usage de systèmes d’IA pour évaluer la productivité, noter ou surveiller les agents publics sur leur lieu de travail est formellement prohibé.
  3. Analyses d’impact éthique et RGPD préalables : Tout projet d’intégration d’un outil d’IA dans un service public doit obligatoirement faire l’objet d’une concertation préalable avec les comités sociaux d’administration (CSA) et d’un audit de conformité transmis à la CNIL.

Égalité d’accès aux services publics et souveraineté numérique

Le texte garantit la neutralité et la continuité du service public face aux risques de fracture numérique :


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